La transparence est le chemin vers la confiance…

expliquais-je à une journaliste cet après midi pour lui faire partager une certaine vision de ce que les nouveaux challenges des technologies des outils de réseaux sociaux nous proposent.
Bien ou mal, je ne sais pas si nous pouvons trancher. Il faudrait le mettre en application pour évaluer le système.
Quelques exemples et contre-exemples de l’application du principe de transparence (prenons l’exemple du lobbying politique) mettent rapidement en avant des avantages et inconvénients aux deux systèmes.
Ce que je sais et crois, c’est que le fait de pouvoir cacher, dissimuler, tenir des positions et propos différents ou vite oubliés facilitent la vie à des personnages néfastes, malsains, qui détournent le système…
Quand c’est une figure connue et « influente » qui le dit et que c’est relayé par un média de référence, c’est encore mieux. Voici donc des propos qui tombent à pic :
Le Monde a relayé des propos du patron de Google, Eric SCHMIDT, mercredi dernier lors de la conférence Techonomy :
« L’anonymat sur Internet est voué à disparaître et sera remplacé par une ‘transparence totale’ (…)
[...] cette explosion du volume de données peut également être mise à profit à des fins moins bénéfiques :
La seule manière de gérer ce problème est une vraie transparence, et la fin de l’anonymat. Dans un monde où les menaces sont asynchrones, il est trop dangereux qu’on ne puisse pas vous identifier d’une manière ou d’une autre. Nous avons besoin d’un service d’identification personnel. Les gouvernements le demanderont. »
La transparence et la levée de l’anonymat je ne sais pas car ça touche à des notions ancrées dans nos sociétés…
Pour l’identité numérique, je suis tout à fait d’accord. Je me suis d’ailleurs déjà étonné que les gouvernements ne l’aient pas encore fait.
Ce serait utile pour limiter la cyber criminalité, pour responsabiliser tout le monde, pour gérer la propriété intellectuelle…
Il faudra aller vers des normes partagées au niveau international également, étant donnés les enjeux (qu’on voit bien par exemple avec la problématique posée par le cryptage par les terminaux d’une certaine marque ou avec les arnaques organisées depuis les pays lointains).
Disons-le également : Il serait temps que l’on cesse de « dissocier » les technologies informatiques et leurs dérivés (réseau, sites…) dans des dispositifs juridique d’exception, hormis comme pour la route pour déterminer des codes propres au partage des ressources spécifiques qu’elles apportent.
Prenons l’exemple de l’anonymat des blogueurs, ou encore le débat sur la neutralité des réseaux : ils sont tous liés à des notions et concepts sociaux plus larges.
Et vous, qu’en pensez-vous ?
Nota : Pour la transparence, je suis intimement convaincu qu’elle serait profitable. Elle éviterait bien des tracas, déviances, perversions.
Encore faut il que tout les schémas sociaux et les individus soient prêts à l’assumer.
Et qu’elle soit appliquée réellement : Dans le cas contraire, ce serait donner encore plus d’armes aux mal-faiseurs.
Applicable ? Par sûr… Et ce malgré la puissance de ces technologies dont nous disposons (en supposant qu’elles soient elles-même infaillibles).
De quoi nous occuper un bon moment je pense…
Marc JESTIN
Consultant formateur opérationnel
09 54 55 71 17 — 06 13 03 17 96
L’article du Monde http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/08/05/le-pdg-de-google-predit-la-fin-de-l-anonymat-sur-internet_1396083_651865.html