J’ai rencontré mes voisins… Sur Internet
Bonjour,
Ce qui est sûr et certain, c’est que le phénomène ne laisse pas insensible et fait l’objet de nombreuses conversations :
- On se rencontre ;
- On prend des apéros (géants ! : pensez donc , presque mieux que dans les trucages des films, spots et buzz « toujours plus » qu’on ingère chaque jour) ;
- On se découvre des passions communes.
À quoi cela correspond-il ? Quelles organisations sociales sont elles en train d’émerger ? Quels enseignements peut on tirer de ces phénomènes ?
Quels sont les besoins et attentes auxquels ces attitudes correspondent ?
Hier, ma vie a encore croisé le phénomène ‘de société’ sans que j’ai besoin de plus en parler :
- André, la soixantaine, qualifiait ces relations « non humaines » en discutant avec JC, Web entrepreneur — tous deux n’accordent pas beaucoup d’intérêt et d’importance aux phénomènes sus-mentionnés et font leurs vies sans tout ça, en étant intégrés dans plusieurs réseaux et sociétés dans leur environnement immédiat — ;
- Jean-Pierre, lui, m’annonçait qu’on allait devoir interrompre notre charmante conversation sur Live Messenger car il se rendait à une soirée tarot avec une quarantaine d’autres fans de sa ville : « Nous avons fait la connaissance de deux voisins que nous ne connaissions pas » me dit-il, en précisant que c’est « On Va Sortir » qui a servi de passerelle et d’outil pour l’organisation de tout cela.
Une chose assez intéressante dans tout cela : Beaucoup de tout cela n’est pas le fait d’organismes, beaucoup de tout cela n’est pas le fait de sociétés organisées, beaucoup de tout cela est spontané et présente une autre manière de faire.
Les médias se font-ils échos que des choses qui tournent mal et posent des problèmes ou est-ce une conséquence de ces mouvements ?
Les autorités devraient-elles s’en préoccuper et que devraient-elles mettre en place ?
Ne lisez tout cela et ne vous en faîtes pas une idée trop précipitée… Voici mon conseil.
Un exemple :
On entend ici et là des municipalités chiffrer le coût de telles manifestations pour tous. Ok. Quand entendons nous le chiffrage et les coûts pour tous des manifestations qui ont leur soutien (et parfois uniquement le leur) et ne rencontrent pas toujours le même engouement ?
Ne peut-on pas, au contraire, essayer d’imaginer des « politiques » et « représentants du peuple » qui se posent des questions sur leur mandat et ce qu’ils peuvent en faire ?
Peut on considérer que les coûts directs et indirects d’un rassemblement de 3 000 personnes dans une commune de 300 000 doit être assumé et payé par les 297 000 autres personnes ?
Pas si simple…
Et si on se rencontrait ?
Au plaisir,
Marc

